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Andrea CLANETTI 09/09/2017 – 29/09/2017

Andrea CLANETTI

Mi piace il dettaglio, il particolare, cioè la parte del tutto. Con il particolare posso osare. Perché lui è una responsabilità sopportabile, che non ha fretta di arrivare alla fine della storia. Il tutto invece può aspettare, nel senso che è meglio pensarci bene. E poi al tutto è più giusto che ciascuno ci arrivi come e quando gli pare, senza forzature. È un po’ la logica del mosaico. Io offro le tessere. Delle tessere più o meno intellegibili. Poi ciascuno può farne ciò che vuole, magari pensarne delle altre, pensare a come metterle insieme.

Il dettaglio non è fine a se stesso. Basta a se stesso ma non è fine a se stesso. Perché ogni tessera del mosaico è un’anticipazione del tutto. Dunque il fumo di una sigaretta non è soltanto il fumo di una sigaretta. E se lo guardi bene puoi trovarci dentro persino la direzione del vento. Oppure la cortina che limita la visuale. Anche una tazzina di caffè è molto di più di una tazzina di caffè. Perché puoi berla in modi diversi, o magari puoi confidarle qualcosa di speciale, e poi perché dentro ogni goccia c’è l’intera gamma delle possibilità del giorno. Il ragionamento non cambia per il bavero di una giacca, il nodo di un papillon, l’accordo su una chitarra, una ruga sulla fronte, un berretto, una smorfia del labbro superiore o il modo di accavallare le gambe: i dettagli trascendono se stessi e ci parlano di un mondo più grande. Dei pensieri di una persona, oppure di ciò che è appena successo e che potrebbe ancora accadere. Sono come una promessa di verità, una premonizione. Come la nota di una musica che sta per essere composta.

Del dettaglio mi piace la precisione. Nel senso che mi piace scendere in profondità. Mi piace immaginare che da uno di essi possa dipendere la sorte del mondo. Che nel caso della pittura vuol dire la sorta della mia immagine del mondo. Più sono semplici e più rivelano qualcosa. Ecco perché i miei dettagli sono immediati: punti, linee, curve… Mai nodi, mai ellissi, e soprattutto mai arabeschi. Sono dettagli sinceri, non hanno nulla da temere e non devono farci temere nulla. Penso che il loro colore naturale sia il bianco, o il nero, o al massimo un colore primario.

Testo di FERNANDO GENTILINI

Leggi anche l’articolo di Jean Jauniaux « Détails »: exposition des oeuvres récentes du peintre Andréa Clanetti à la Lesbrouss ART Gallery à Bruxelles


Andrea CLANETTI

J’aime le détail, la particule, au sens où elle est partie du tout. Avec la particule, je peux oser. Parce qu’elle est une responsabilité soutenable, qui ne ressent pas l’empressement d’arriver à la fin de l’histoire. A l’inverse, le tout peut attendre. Avant d’y arriver, il est préférable que chaque particule soit bien pesée, bien pensée. Aussi, le tout présente plus d’harmonie si chaque détail se révèle de la manière dont il le souhaite, au moment où il est mûr, sans se forcer. En quelque sorte, c’est la logique sous-tendant la mosaïque. Je pose des tesselles. Elles sont parfois intelligibles, parfois insaisissables. La sensibilité de chacun peut alors en faire ce qu’elle veut ; tantôt en inventer d’autres, tantôt réfléchir à leur agencement.

Le détail ne constitue cependant pas une fin en soi. Il se suffit à lui-même, mais ne constitue pas une fin en soi. Parce que chaque tesselle d’une mosaïque est une anticipation du tout. Ainsi, la fumée d’une cigarette n’est pas seulement la fumée d’une cigarette. Si vous l’observez avec persistance, elle vous indiquera la direction du vent. Alternativement, elle peut aussi devenir le voile qui occulte la perspective. Même une tasse de café est bien plus qu’une tasse de café. Parce que vous pouvez la boire de différentes manières, parce que vous pouvez vouloir lui confier quelque chose de spécial, parce que dans chaque goutte, elle contient la gamme entière des possibles de la journée. Le raisonnement ne change pas quand il s’agit du col d’un veston, de l’attache d’un nœud papillon, de l’accord sur une guitare, d’une ride sur un front, d’un béret, d’une grimace de la lèvre supérieure ou de la façon de croiser les jambes : les détails se transcendent et nous parlent d’un monde plus étendu. Ils traduisent les pensées d’une personne, éclairent ce qui vient de se passer autant que ce qui a la potentialité d’arriver. Ils sont une promesse de vérité, une prémonition. Comme la note de musique qui s’apprête à être composée.

J’aime la précision des détails. C’est ce qui explique que j’aime m’enfoncer dans la profondeur. Je me plais à m’imaginer que de l’un d’eux peut dépendre le destin du monde. Que dans le cas de la peinture, ils sont les témoins de l’image que je me fais du monde. Plus il y en a, plus ils dévoilent quelque chose. C’est pourquoi mes détails sont immédiats : des points, des lignes, des courbes. Jamais de nœuds, jamais d’ellipses et surtout jamais d’arabesques. Ce sont des détails sincères et téméraires. Ils ne doivent d’ailleurs rien avoir à craindre. Je pense qu’ils doivent avoir comme couleur naturelle le blanc ou le noir ou, tout au plus, une couleur primaire.

Texte de FERNANDO GENTILINI

Lisez aussi l’article de Jean Jauniaux « Détails »: exposition des oeuvres récentes du peintre Andréa Clanetti à la Lesbrouss ART Gallery à Bruxelles


Andrea CLANETTI

Ik houd van het detail, het deeltje, in de zin dat het deel uitmaakt van een geheel. Met het partikel mag ik durven. Want het is een draaglijke verantwoordelijkheid, die niet de druk ervaart om aan het einde van het verhaal te komen. Omgekeerd kan het geheel wachten. Vooraleer hier toe te komen, is het best dat ieder deeltje goed afgewogen en ook goed overwogen wordt. Het geheel vertoont ook meer harmonie wanneer ieder detail naar voor komt op de gewenste manier, op het ogenblik dat het rijp is, zonder extra moeite te doen. In zekere zin is dit de logica die tot de mozaïek leidt. Ik leg mozaïeksteentjes neer. Ze zijn soms verstaanbaar, soms ongrijpbaar. De gevoeligheid van ieder van hen kan ermee doen wat ze wil: de ene keer er andere uitvinden, de andere keer nadenken over hun opbouw.

Het detail is niettemin geen einde op zich. Het is voldoende op zich, maar betekent geen einde op zich. Omdat ieder steentje van een mozaïek een anticiperen is op het geheel. Zo is ook de rook van een sigaret niet enkel de rook van een sigaret. Wanneer u nauwkeurig toekijkt, zal ze de windrichting aanwijzen. Een andere mogelijkheid is dat ze de sluier kan worden die het perspectief afschermt. Zelfs een kop koffie is veel meer dan een kop koffie. Omdat u ze op verschillende manieren kan drinken, omdat u haar iets speciaal zou willen toevertrouwen, omdat iedere druppel een volledig gamma mogelijkheden van de dag bevat. De redenering verandert niet wanneer het gaat over de kraag van een jas, de sluiting van een vlinderdas, het akkoord op een gitaar, de rimpel op een voorhoofd, een baret, een grimas van de bovenlip of de manier om de benen te kruisen: de details stijgen boven zichzelf uit en vertellen ons meer over een bredere wereld. Ze vertalen de gedachten van een persoon, verklaren zowel wat pas gebeurd is als wat zou kunnen gebeuren. Ze zijn een belofte voor de waarheid, een voorkennis.  Zoals de muzieknoot die zich voorbereidt om gecomponeerd te worden.

Ik houd van de precisie van de details. Dit is wat verklaart dat ik in de diepte wil doordringen. Ik verbeeld me graag dat van een van hen het lot van de wereld zou kunnen afhangen. Dat in het geval van het schilderen, zij de getuigen zijn van het beeld dat ik me maak over de wereld. Het is daarom dat mijn details direct zijn: punten, lijnen, krommingen. Nooit knopen, nooit ellipsen en vooral nooit arabesken. Het zijn eerlijke en stoutmoedige details. Ze hebben trouwens niets te vrezen. Ik denk dat ze als natuurlijke kleur wit of zwart moeten hebben, of, minstens, een primaire kleur.

Tekst van FERNANDO GENTILINI

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Jean-Pierre PISETTA 06/05/2017-26/05/2017

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Jean-Pierre Pisetta

Né en 1956 dans la région de Charleroi de parents originaires du Trentin (Italie), il entreprend des études supérieures de traduction italien-russe-français après avoir travaillé quatre années comme manœuvre, entre autres dans la construction (toitures).

En 1999, après différentes activités artistiques (musique et céramique, entre autres), il se lance dans la peinture à l’huile en autodidacte et participe à une première exposition (collective) en 2001. Depuis lors il a participé à 31 manifestations artistiques (expositions collectives, personnelles, marchés artisanaux, concours). Il a déjà exposé une première fois à la Lesbroussart gallery en 2010.

Parallèlement à son activité d’artiste peintre, il enseigne l’italien dans le Département de traduction (Faculté de lettres, traduction et communication) de l’Université libre de Bruxelles et poursuit la publication d’œuvres littéraires personnelles ou traduites (18 publications en volume à ce jour).

Léopold EECKHAUT 07/04/2017 – 28/04/2017

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Léopold EECKHAUT

je suis né en 1940 à Rhode-Saint-Genese.

Je vis aujourd’hui à Auderghem mais ma ville de coeur est Bruxelles.

Mes premières ébauches artistiques datent de 1950, j’avais 10 ans.

L’influence de ma mère sur mes choix personnel a été déterminante. L’accès  à la culture était inaccessible pour elle car le travail était son unique objectif. Ce concept devait être le mien.

Au travers de mon parcours lorsque j’étais à l’Athénée la rencontre avec JO DELHAUT, qui était un peintre abstrait,  a été déterminante. A partir de 1998, la rencontre avec VICTORIA CALLEJA et ma décision de ne plus travailler ont orienté mes choix vers la peinture, ce qui m’amène à ce moment de vivre ma passion et d’exprimer mon réel ressenti personnel.  Ni figuratif, ni abstrait, je cherche toujours des techniques innovantes.

Passionné d’art avec un grand A, je suis un peintre émotionnellement sensible à mon environnement.

J’aime la vie, elle est trop belle.

Francis DUWYN 09/03/2017 – 31/03/2017

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 » Rangoon Journeys « , the Early Days …

 Bangkok, juillet 1995.

 Dépêche :Levée de l’assignation à résidence de la dissidente birmane Madame Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix 1991.

En deux jours, visa et billet d’avion, pour participer à la seconde conférence de presse de l’opposante en sa résidence du 54, University Ave, à Rangoon.

L’intérêt s’est poursuivi par de multiples séjours entre 1996 et 2002, le regard posé en touches impressionnistes, à la façon du voyageur curieux sur un pays nouveau, car comment qualifier autrement le Myanmar en ces temps où le visa accordé variait de huit à quinze jours et l’infrastructure hôtelière embryonnaire .

Suivi en permanence par l’Intelligence birmane, photographier n’était pas périlleux mais tous les endroits n’étaient pas accessibles, il fallait rendre compte autrement.

Maintenant, les choses ont changé, un nouveau plébiscite, le NLD ( parti du Prix Nobel ) au pouvoir.

Néanmoins, les militaires ont de par la Constitution 25 % de sièges au Parlement, bétonné.

 » Rangoon Journeys « , Nowadays… ,   sera le prochain travail photographique à vous proposer.

Francis Duwyn, photographe

Bob DE GROOF 10/02/2017 – 26/02/2017

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Bob De Groof est peintre,  collagiste,  graveur,  imprimeur et photographe.
Il a fait des assemblages, des  installations, du streetart,  a  sculpté des totems.
Ses oeuvres ont été exposées en Belgique, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis.
Il a participé à une cinquantaine d’expositions de groupe, ainsi que une quarantaine d’expos individuelles. Les oeuvres se trouvent dans des collections de pays comme les Etats-Unis, la Russie et le Maroc.
En travaillant au fanzine KITOKO JUNGLE MAGAZINE il rencontre Saïd Mohamed,  qui y travaille également.  Récemment ils ont décidé de réaliser un vieux rêve:  la réédition et l’illustration du poème apocalyptique:  « Le Vin  des Crapaud »  écrit par Saïd.


Bob De Groof is schilder, graveur, drukker, fotograaf en streetart. Hij heeft installaties, totems en collages gemaakt.
Zijn werken werden zowel in België, Frankrijk, Duitsland, Nederland als in de Verenigde Staten tentoongesteld.
Hij nam deel aan een 50-tal groeps- en een 40-tal individuele tentoonstellingen. Zijn werken bevinden zich in collecties in de V.S., Rusland en Marokko.
Toen hij bij fanzine Kitoko Jungle Magazine werkte, ontmoette hij Saïd Mohamed, die daar ook werkzaam was. Kort geleden beslisten zij om een oude droom te realiseren: de heruitgave en de illustratie van het apocalyptische gedicht: « Le Vin des Crapaud », dat door Saïd werd geschreven.